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<title>Last posts on anne pitteloup</title>
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<updated>2026-09-22T02:14:38+02:00</updated>
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<name>CEDRIC SEGAPELLI</name>
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<title>Anne Pitteloud : Fille De. L’imposture.</title>
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<updated>2026-09-21T18:51:00+02:00</updated>
<published>2026-09-21T18:51:00+02:00</published>
<summary>   Il semble qu’il y ait désormais un courant littéraire helvétique chez...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'arial black', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1427093&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/01/01/3511361444.jpeg&quot; alt=&quot;IMG_5419.jpeg&quot; /&gt;Il semble qu’il y ait désormais un courant littéraire helvétique chez Finitude, éditeur indépendant bordelais qui publie le livre de cette primo-romancière genevoise rejoignant ainsi Joseph Incardona et Luca Brunoni au sein d’une maison d’édition dont on apprécie le degré d’exigence vis-à-vis des textes qu’elle défend. Mais au-delà de la nationalité, c’est le sens de la dramaturgie ainsi qu’une espèce de mélange subtil des genres qui rassemblent ces trois romanciers dont Anne Pitteloud fait désormais partie, après avoir subi le refus de deux de ses manuscrits, comme elle le mentionne dans un entretien, ce qui donne une idée du parcours semé d’embûches du romancier ou de la romancière en devenir. Quoi qu’il en soit, du côté de Genève où elle vit, Anne Pitteloud n’a rien d’une inconnue, puisque l’autrice, également journaliste, travaille au sein du quotidien indépendant &lt;em&gt;Le Courrier&lt;/em&gt; en tant que responsable de la rubrique littéraire où l’on peut lire ses critiques, ses entretiens ainsi que ses portraits que l’on peut retrouver sur son blog les Bonnes Feuilles et que l’on ne saurait que trop recommander. Mais pour en revenir à son travail d’écriture, on relèvera qu’Anne Pitteloud a publié &lt;em&gt;En Plein Vol&lt;/em&gt; (D’Autre Part, 2016), un recueil de nouvelles ainsi que &lt;em&gt;Catherine Safonoff, Réinventer L’île&lt;/em&gt; (Zoé, 2017), dédié à l’étude de l’œuvre de l’écrivaine éponyme, en jouant sur différents registres, entre l’essai, la fiction et la biographie. Et puis voilà que débarque dans l’effervescence de cette rentrée littéraire, le très remarqué &lt;em&gt;Fille De&lt;/em&gt; où Anne Pitteloud explore le petit microcosme du monde du livre en abordant les questions de la légitimité et de l’imposture dans ce qui apparaît comme une fiction contemporaine oscillant sur le registre du roman noir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1427098&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/02/01/2255136453.jpeg&quot; alt=&quot;fille de,anne pitteloup,editions finitude,blog mon roman noir et bien serré,blog littéraire,chronique littéraire,retour de lecture,roman noir,roman contemporain,littérature noire,lecture 2026,rentrée littéraire&quot; /&gt;Chloé &lt;span class=&quot;rQesXe MPyX&quot;&gt;est&lt;/span&gt; la fille de Christian Monnay, &lt;span class=&quot;rQesXe MPyX&quot;&gt;un&lt;/span&gt; monument de la littérature qui, après &lt;span class=&quot;rQesXe MPyX&quot;&gt;avoir&lt;/span&gt; écrit deux romans emblématiques, s’est terré dans le silence durant &lt;span class=&quot;rQesXe MPyX&quot;&gt;trente&lt;/span&gt; ans en accumulant plusieurs manuscrits qu’il n’a jamais voulu publier. Et voilà que le romancier légendaire vient de s’éteindre et qu’il est temps pour sa veuve aveugle de mettre en lumière tout le génie de cet homme qu’elle adule. Mais lorsqu’elle se rend dans le bureau de son père et qu’elle examine les manuscrits, Chloé découvre qu’il ne s’agit que de pages blanches. Bouleversée, elle ne peut se résoudre à dire la vérité à sa mère qui ne s’en remettrait pas et se résout donc à lui lire son propre roman qu’elle a écrit sans jamais rien dire à personne, &lt;span class=&quot;rQesXe MPyX&quot;&gt;faisant&lt;/span&gt; ainsi croire qu’il s’agit du texte du grand Christian Monnay. Et contre toute attente, le stratagème fonctionne, ce qui fait qu’elle se retrouve dépossédée de son texte jugé &lt;span class=&quot;rQesXe MPyX&quot;&gt;magistral&lt;/span&gt; et qui une fois publié, rencontre un succès &lt;span class=&quot;rQesXe MPyX&quot;&gt;phénoménal&lt;/span&gt;. Enferrée dans ses mensonges, Chloé devient dépositaire de l’œuvre de son père, au gré d’une supercherie qui la prive de son identité d’autrice talentueuse la condamnant à rester la « fille de ». Mais peut-on vivre durablement dans la lumière de ce qui n’est qu’une imposture ?&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;&quot; data-bfc=&quot;&quot; data-sfc-cp=&quot;&quot; data-sfc-root=&quot;ep&quot; data-ved=&quot;2ahUKEwj48PrjjoCXAxXF_7sIHac3OCYQi4wTegoIAggACAAIBxAA&quot; data-hveid=&quot;CAIIAAgACAcQAA&quot; data-copy-service-computed-style=&quot;font-family: &amp;quot;Google Sans&amp;quot;, &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;, sans-serif; font-size: 19.84px; font-weight: 400; margin: 0px; text-decoration: none; border-bottom: 0px rgb(230, 232, 240);&quot;&gt;&lt;div class=&quot;n6owBd awi2gc&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; data-sfc-cp=&quot;&quot; data-sfc-root=&quot;ep&quot; data-hveid=&quot;CAIIAAgACAcQAQ&quot; data-copy-service-computed-style=&quot;font-family: &amp;quot;Google Sans&amp;quot;, &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;, sans-serif; font-size: 19.84px; font-weight: 400; margin: 12px 0px 16px; text-decoration: none; border-bottom: 0px rgb(230, 232, 240);&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Débutant comme une confession, &lt;em class=&quot;zhvwWe&quot; data-sfc-cp=&quot;&quot; data-sfc-root=&quot;ep&quot; data-copy-service-computed-style=&quot;font-family: &amp;quot;Google Sans&amp;quot;, &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;, sans-serif; font-size: 19.84px; font-weight: 400; margin: 0px; text-decoration: none; border-bottom: 0px rgb(230, 232, 240);&quot;&gt;Fille De&lt;/em&gt; s’articule autour du point de vue de Chloé, dont on va suivre la trajectoire incertaine se déployant autour de l’imposture de son père, qu’elle va endosser comme un héritage encombrant dont elle ne peut se défaire. C’est ainsi qu’Anne Pitteloud va déconstruire le mythe du grand écrivain et de son emprise sur son entourage, dans ce qui apparaît comme un récit subtil à la tension savamment distillée, où les personnages se révèlent dans toute leur ambivalence — qu’il s’agisse de Chloé, bien évidemment, mais également de Richard, cet éditeur fébrile qui devient l’incarnation de ce microcosme littéraire fait de faux-semblants admirablement mis en scène à mesure que l’on progresse dans cette intrigue habilement construite et ponctuée de quelques révélations saisissantes. Mais pour en revenir à Chloé, c’est particulièrement dans les rapports qu’elle entretient avec sa mère aveugle que l’on perçoit ce glissement, cet engrenage infernal qui font que, d’une démarche protectrice, on passe à une attitude de défiance délétère, à mesure que la jeune femme s’enlise dans ses mensonges qui ne resteront pas sans conséquences pour cette veuve bercée dans une illusion toxique. Et puis il y a également ce thème sous-jacent de l’invisibilisation des femmes vivant dans l’ombre de l’écrivain adulé, particulièrement criant dans ce monde du livre encore très masculin qu’Anne Pitteloud met en exergue sans que cela ne vire jamais au pamphlet, ce qui en rend la portée d’autant plus pertinente. Tout cela se décline dans l’équilibre parfait du suspense et de l’introspection que la romancière insuffle au gré d’une narration maîtrisée, tout comme l'est l’écriture d’ailleurs, ce qui fait de &lt;em class=&quot;zhvwWe&quot; data-sfc-cp=&quot;&quot; data-sfc-root=&quot;ep&quot; data-copy-service-computed-style=&quot;font-family: &amp;quot;Google Sans&amp;quot;, &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;, sans-serif; font-size: 19.84px; font-weight: 400; margin: 0px; text-decoration: none; border-bottom: 0px rgb(230, 232, 240);&quot;&gt;Fille de&lt;/em&gt; un premier roman superbement réussi d’où émerge cette éternelle quête de la reconnaissance qu’elle soit filiale ou littéraire. Brillant.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'arial black', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Anne Pitteloup : Fille De. Editions Finitude 2026.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'arial black', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;A lire en écoutant : Malaxe d’Alain Bashung. Album : Fantaisie Militaire.&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;1998 Barclay.&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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